La prédominance d’un modèle d’affaires tiré par la publicité
Sur l’Internet fixe, le modèle d’affaires qui a largement prédominé dans les
années 2000 est un modèle économique privilégiant un accès libre et gratuit
aux contenus pour constituer une audience rémunérée par la publicité. Ce
modèle dominant s’est rapidement imposé sous l’impulsion des moteurs de
recherche et des portails, dont il servait à l’évidence les intérêts.
Pourtant, un modèle complémentaire de revenus de contenus et de services
payants s’est progressivement développé sur l’Internet fixe chez certains éditeurs
et, de manière beaucoup plus répandue, sur les mobiles avec les kiosques des
opérateurs Télécom (SMS+, Gallery...).
En dépit de la résistance des consommateurs à payer des contenus, de la
persistance de contenus concurrents gratuits et du scepticisme des médias, des
offres de solutions de paiement simples se sont créées pour permettre à ces
éditeurs de «monétiser» leurs contenus.
La généralisation d’un modèle d’affaire «Freemium» mixte
Avec le temps, le modèle “tout publicitaire” tant vanté outre-Atlantique comme
modèle de référence sur l’Internet fixe apparaissait de plus en plus difficilement
réplicable dans les pays européens où le bassin d’audience, comme les
ressources publicitaires, sont significativement moindres.
Les années de crise économique (2008-2010) ont montré ensuite combien
la dépendance à une source de revenus unique (la publicité) pouvait être une
stratégie risquée en période de récession où les revenus publicitaires sont les
premiers à refluer.
De nombreux éditeurs ont finalement infléchi leur stratégie pour diversifier
leurs revenus, faisant généralement coexister modèle d’affaires «payant» et
«gratuit», créant même pour l’occasion, un néologisme : le «Freemium».
Vers une industrie forte des contenus et services numériques payants
En parallèle, le lancement par Apple de l’iPhone en Juin 2007 et le développement
de la 3G permet enfin l’essor de l’Internet mobile. La mise en oeuvre d’un
écosystème autour d’une marketplace (Appstore) vite imitée par d’autres (Sony,
Microsoft, Google, etc...) conforte le modèle des kiosques poussés par les
opérateurs et dynamise l’industrie des contenus et services numériques.
Les éditeurs de presse, tout au moins ceux qui n’avaient pas jusque là de
formule payante, lancent leurs offres tarifaires en complément de leur édition
du jour gratuite. Le secteur de la musique en ligne, aidé par la loi Hadopi,
multiplie les services d’écoute légale en ligne ouverts à tous en même temps
qu’il propose des formules payantes, sur mobile ou sur Internet, le plus souvent
par abonnement.
Le secteur des jeux et des paris en ligne qui réalise déjà près d’1 Milliard d’euros
en 2009 (et probablement autant à travers des sites illégaux) se structure pour
développer un marché porté par la dérégulation récente du marché. Les petites
annonces de tous types (immobilier, automobile, rencontre, etc.) poursuivent de
leur côté leur croissance avec un modèle mixte gratuit/payant pour l’annonceur.
Éditeur: l’AFMM (Association Française du Multimédia Mobile)
Publié par : webmarketing-ah
